Jeanne Mendoche et Benjamin d’Anfray

mendoche danfray

Vendredi 23 Juillet 2021 à 20h30

Eglise Saint Michel
Atelier pré-concert à 15H pour tous, Eglise Saint Michel

Autour du thème des quatre saisons
Jeanne Mendoche (soprano) et Benjamin d’Anfray (pianiste), Jeunes Talents de l’Hôtel de Cluny : mélodies et piano solo autour du thème des quatre saisons : Edvard Grieg, Claude Debussy, Gaetano Donizetti, Jules Massenet, Richard Strauss, Reynaldo Hahn, Felix Mendelssohn, Frantz Schubert, Charles Gounod, Hugo Wolf, Gabriel Fauré…

Les Musiciens
Jeanne Mendoche et Benjamin d’Anfray se rencontrent au CNSM de Lyon en 2013, se découvrent des affinités communes pour le Lied. Ils apprennent à connaître l’œuvre de Hugo Wolf, se prennent de passion pour sa musique au caractère théâtral et la donnent en concert à de nombreuses occasions: à l’Opéra et en Salle Molière de Lyon, au Petit Palais et en Salle Cortot à Paris, lors de nombreux Festivals…
Ils se nourrissent des conseils d’Hélène Lucas, Sandrine Piau, David Selig et Christian Ivaldi, avant de partir étudier à Montréal auprès de Rosemarie Landry et Francis Perron pour se perfectionner en mélodie française. Jeanne enchaîne avec un semestre d’étude à Berlin, où elle se familiarise avec le répertoire du Lied, alors que Benjamin est diplômé de son double cursus de pianiste soliste et chef de chant, avec la mention très bien à l’unanimité. En 2017 il entre à l’Académie de l’Opéra de Paris, tandis que Jeanne rejoint l’Opéra Studio de Lyon après être sortie du CNSM avec le premier prix et les félicitations du jury. En parallèle de son travail à l’Opéra de Paris, Benjamin obtient un master de pianoforte à la Sorbonne, là aussi avec mention et félicitations du jury.
Depuis plus de sept ans, ils ont plaisir à partager des Lieder et des mélodies françaises avec leur public, mais n’excluent pas le répertoire anglais, italien ou espagnol, ni l’opéra, de l’époque classique à l’époque moderne. Ils ont à cœur de faire découvrir un vaste répertoire de musique, de témoigner au public leur complicité musicale. Chacun d’eux nourrit ces rencontres entre le texte et la musique, les couleurs du piano et l’expressivité de la voix, la scène et le public.
En 2018, ils fondent l’Ensemble Lélio, quatuor de musique romantique dont les musiciens jouent sur instruments d’époque. Ils ont participé à l’enregistrement du disque Dans un Salon de la Nouvelle Athènes (label Son an Ero) et jouent cet été au Festival de Saintes, aux Festes Baroques en Terre des Graves et du Sauternais.

Le choix des Musiciens
Jeanne Mendoche et Benjamin d’Anfray vous proposent dans ce concert de parcourir une année au fil de ses saisons. Les extraits d’opéra, les pièces pour piano seul, les Lieder qu’ils vous interpréteront sont tous inspirés par ces quatre états de la nature, miroirs de l’âme humaine qui ont inspiré tant de poètes et de musiciens.
L’été est bien sûr la saison du soleil, naïvement chantée par Sophie dans Werther de Massenet. C’est aussi celle des longues soirées évoquées par Grieg, où l’amour romantique chante la sérénade, celle de ces soirées chez Richard Strauss ou dans la nuit napolitaine.
Debussy nous suggère en demi-teinte la mélancolie qui habite les cœurs en automne. Chez Fanny Hensel et son frère Felix Mendelssohn, on y retrouve la même nostalgie des amours perdues.
En hiver, c’est le silence de la neige, les miroirs du givre et les craquèlements de la glace où jouent les espiègles ondines que nous décrivent Debussy, Brahms, Weber et Wolf…
De Schubert à Wolf, le romantisme allemand n’a cessé de chanter le printemps, saison du renouveau et de l’espérance. Er ist’s ! (C’est lui!)

Le Programme
LES QUATRE SAISONS
Mélodies, Lieder, Airs d’Opéra
Jeanne Mendoche, soprano, Benjamin d’Anfray, piano

Été
Edvard Grieg Sommeraften (Soir d’été), extrait des Pièces lyriques, op. 71 n°2 – piano solo
Claude Debussy Nuit d’étoiles (P. Bourget)
Gaetano Donizetti A mezzanotte (extrait des Nuits d’été à Pausilippe)
Jules Massenet « Du gai soleil », air de Sophie (Werther)
Richard Strauss Ständchen, op. 17 n°2 (Adolph Friedrich von Schack)

Automne
Gabriel Fauré Automne (Armand Sylvestre)
Reynaldo Hahn Chanson d’automne (Paul Verlaine)
Claude Debussy Green (Paul Verlaine)
Felix Mendelssohn Im Herbst, op. 9 n°5 (Karl Klingemann)
Claude Debussy Feuilles mortes (extrait des Préludes) – piano solo

Hiver
Claude Debussy Des pas sur la neige (extrait des Préludes) – piano solo
Charles Bordes Soirée d’hiver (François Coppée)
Hugo Wolf Nixe Binsefuss (Eduard Mörike)

Printemps
Edvard Grieg Til Foraret (Au printemps), extrait des Pièces lyriques,
op. 43 n°6 – piano solo
Franz Schubert Im Frühling, op. 101 n°1 (Ernst Schulze)
Charles Gounod Viens, Les Gazons sont verts (Jules Barbier)
Hugo Wolf Er ist’s (Eduard Mörike)

Cordes et clavecin

Gilone 1- compressée

Mercredi 4 Août 2021 à 20h00

Eglise Saint Michel
Atelier pré-concert à 17H pour tous, Eglise Saint Michel

L’Ensemble ReNaissance
Gilone Gaubert Violon solo

PROGRAMME

Pietro LOCATELLI, Concerto grosso « Il Pianto d’Arianna »
Adaptation pour violon solo, quatuor à cordes et clavecin

Antonio VIVALDI, Le Quattro Stagioni (les Quatre Saisons)
4 concertos pour violon solo, quatuor à cordes et clavecin

Concerto n° 1, La Primavera (Le Printemps) : Allegro – Largo e pianissimo – Allegro
Concerto n° 2, L’Estate (L’Eté) :  Allegro ma non molto – Adagio – Presto
Concerto n° 3, L’Autunno (L’Automne) : Allegro – Adagio molto – Allegro
Concerto n° 4, L’Inverno (L’Hiver) : Allegro non molto – Largo – Allegro

MUSICIENS
Gilone Gaubert – violon solo
Olivier Briand – violon 1
Patrick Oliva – violon 2
Géraldine Roux – alto
Pauline Lacambra – violoncelle
Elisabeth Joyé – clavecin

NOTES DE PROGRAMME

BIOGRAPHIE DES MUSICIENS 

Gilone Gaubert, violon soliste
Gilone Gaubert est une musicienne complète : premier prix de piano du Conservatoire Régional de Bordeaux, elle obtient ensuite les diplômes de Formation Supérieure en violon (classe de D. Erlih) et violon baroque (classe spécialisée de P. Bismuth et C. Rousset), au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris.
Premier violon de nombreux ensembles de musique ancienne, elle occupe, depuis 2005, le poste de violon solo des Talens lyriques, dirigés par Christophe Rousset. Avec cet ensemble, elle se produit également en soliste, dans des concertos de J.S. Bach ou, plus récemment, dans les Quatre Saisons d’A. Vivaldi.
Passionnée de musique de chambre, elle est également membre fondatrice du Quatuor Ruggieri, spécialisé dans le répertoire classique et romantique sur instruments d’époque, actif de 2007 à 2015, dont les deux enregistrements dédiés à G. Onslow reçoivent un accueil très favorable de la presse.
De même, elle participe aux activités de l’ensemble de musique de chambre Les Heures du Jour, créé en 2016, spécialisé dans la transcription de répertoire pour clavier et voix chantée qu’elle effectue elle-même. Leur enregistrement du Voyage d’hiver de F. Schubert, sorti en février 2020, fut vivement salué par la critique.

Le choix des musiciens
Les instrumentistes réunis par Gilone Gaubert sont tous spécialisés dans l’interprétation de la musique baroque sur instruments d’époque, suivant une démarche « historiquement informée ». Ils se produisent depuis de nombreuses années au sein des ensembles de musique ancienne les plus réputés, tels Les Arts Florissants, le Concert Spirituel, la Capella Mediterranea, le Banquet céleste, Insula orchestra, les Passions, Artaserse, Concerto Soave, le Ricercar consort, etc.
Animés par la même passion et enthousiasme pour cette musique si riche et expressive, ils sont heureux de se retrouver pour partager, en communion avec le public, l’intensité d’un moment musical unique.

OEUVRES INTERPRÉTÉES

Locatelli, Il pianto d’Arianna
Le Concerto grosso Il pianto d’Arianna de Pietro Locatelli, composé en 1741 – année de la disparition de Vivaldi – arrangé pour notre formation par Gilone Gaubert, exprime les sentiments extrêmes de la mythique Ariane, abandonnée par Thésée, questionnant son sort et son destin par une longue plainte exprimée par le violon soliste.

Vivaldi, Les Quatre saisons
Cette suite de quatre concertos pour violon et ensemble à cordes constitue l’oeuvre phare d’Antonio Vivaldi (1678-1741), connaissant un succès exceptionnel depuis sa composition à Venise en 1724. Le compositeur y déploie une ode à la nature saisissante de figuralisme, et d’une expressivité et inventivité unique en son genre. Les Quatre saisons font partie d’un recueil de douze concertos pour violon intitulé Il Cimento dell’armonia e dell’invenzione, suggérant en cela l’ambition du compositeur à révéler et unir à la fois la science de la composition à l’invention la plus riche. Vivaldi déploie ainsi une extraordinaire fantaisie d’écriture descriptive, conduisant l’interprète à imiter le chant des oiseaux, le bruit du vent, le grondement de l’orage, le crépitement des flammes dans la cheminée, la chaleur écrasante de l’été, ou encore les glissades sur la glace en hiver.
Le choix a été fait ici d’interpréter cette œuvre dans l’effectif minimal requis par le compositeur, chaque instrumentiste tenant à lui seul une partie, dans un esprit chambriste engagé permettant de mettre en valeur le dynamisme et l’inventivité de chacun, et à la partie soliste de se développer en toute liberté, dans une écoute mutuelle.

LES SONNETS
L’on saisit mieux la dimension expressive et figuraliste des Quatre saisons par la lecture des Sonnets accompagnant l’œuvre dès son origine. Des lettres-clé associées à chaque moment musical permettent à chaque musicien d’en suivre le déroulement directement sur la partition, guidant son interprétation.

Concerto n° 1 – Le Printemps

[Allegro]
Voici le Printemps,
Que les oiseaux saluent d’un chant joyeux.
Et les fontaines, au souffle des zéphyrs,
Jaillissent en un doux murmure.
Ils viennent, couvrant l’air d’un manteau noir,
Le tonnerre et l’éclair messagers de l’orage.
Enfin, le calme revenu, les oisillons
Reprennent leur chant mélodieux.

[Largo]
Et sur le pré fleuri et tendre,
Au doux murmure du feuillage et des herbes,
Dort le chevrier, son chien fidèle à ses pieds.

[Allegro]
Au son festif de la musette
Dansent les nymphes et les bergers,
Sous le brillant firmament du printemps.

Concerto n°2 – L’Eté

[Allegro non molto – Allegro]
Sous la dure saison écrasée de soleil,
Homme et troupeaux se languissent, et s’embrase le pin.
Le coucou se fait entendre, et bientôt d’une seule voix
Chantent la tourterelle et le chardonneret.
Zéphyr souffle doucement, mais, tout à coup,
Borée s’agite et cherche querelle à son voisin.
Le pâtre s’afflige, car il craint
L’orage furieux, et son destin.

[Adagio – Presto – Adagio]
À ses membres las, le repos est refusé :
La crainte des éclairs et le fier tonnerre
Et l’essaim furieux des mouches et des taons.

[Presto]
Ah, ses craintes n’étaient que trop vraies,
Le ciel tonne et fulmine et la grêle
Coupe les têtes des épis et des tiges.

Concerto n°3 – L’Automne

[Allegro]
Par des chants et par des danses,
Le paysan célèbre l’heureuse récolte
Et la liqueur de Bacchus
Conclut la joie par le sommeil.

[Adagio molto]
Chacun délaisse chants et danses :
L’air est léger à plaisir,
Et la saison invite
Au plaisir d’un doux sommeil.

[Allegro]
Le chasseur part pour la chasse à l’aube,
Avec les cors, les fusils et les chiens.
La bête fuit, et ils la suivent à la trace.
Déjà emplie de frayeur, fatiguée par le fracas des armes
Et des chiens, elle tente de fuir,
Exténuée, mais meurt sous les coups.

Concerto n°4 – L’Hiver

[Allegro non molto]
Trembler violemment dans la neige étincelante,
Au souffle rude d’un vent terrible,
Courir, taper des pieds à tout moment
Et, dans l’excessive froidure, claquer des dents;

[Largo]
Passer auprès du feu des jours calmes et contents,
Alors que la pluie, dehors, verse à torrents;

[Allegro]
Marcher sur la glace, à pas lents,
De peur de tomber, contourner,
Marcher bravement, tomber à terre,
Se relever sur la glace et courir vite
Avant que la glace se rompe et se disloque.
Sentir passer, à travers la porte ferrée,
Sirocco et Borée, et tous les Vents en guerre.
Ainsi est l’hiver, mais, tel qu’il est, il apporte ses joies.

Récital piano

N-10

Mardi 17 Août 2021 à 20h00

Eglise Saint Michel
Atelier pré-concert à 17H pour tous, Eglise Saint Michel

Schubert, Chopin, Debussy…
Récital Philippe Cassard
piano

Programme

Schubert
Sonate D.850 en ré majeur op.53
Allegro vivace
Con moto
Scherzo allegro vivace
Rondo allegro moderato

Chopin
Nocturne op.27 n°1
Berceuse op.57
Barcarolle op.60

Debussy
Reflets dans l’eau (Images)
Ondine (Prélude)
Jardins sous la pluie (Estampes)
La cathédrale engloutie (Prélude)
L’Isle joyeuse

Le musicien
Pianiste, musicologue, producteur et animateur d’émissions sur France Musique, Philippe Cassard a abordé la musique très tôt, d’abord en aimant chanter, puis en éprouvant du bonheur à poser ses doigts sur un clavier dans sa cinquième année. Il dira plus tard : « Je crois à une hypersensualité des doigts sur le clavier » Voix et piano seront tout au long de sa carrière des sources d’expression et de recherche qui expliquent ses affinités musicales et culturelles.
Sa formation au piano commence à Besançon, où il est né en 1962, puis au Conservatoire National Supérieur de Paris avec Dominique Merlet et Geneviève Joy-Dutilleux. En 1982, il obtient les 1er Prix de Piano et de Musique de chambre, part étudier à Vienne auprès de Bruno Seidlhofer et Hans Graf, se rend ensuite chez le prestigieux Nikita Magaloff à Montreux pour recevoir ses conseils, s’émerveille en écoutant la mezzo-soprano Christa Ludwig, qui deviendra sa marraine musicale, quand on lui proposera de jouer dans la série des Grands interprètes au Jeune talent. En 1988, il reçoit le 1er Prix de piano au Concours international de Dublin.
Sa sensibilité, sa soif d’apprendre ont aiguillonné sa passion pour le piano seul ou en accompagnement des plus belles voix. Il s’est ouvert une carrière internationale, qui l’a conduit à jouer avec les plus grands orchestres et à donner des récitals plus personnels enrôlant ses compositeurs préférés, Schubert et Debussy, tout en élargissant son répertoire. En 1993, il donne l’intégrale des œuvres pour piano de Debussy en quatre récitals sur une journée. En 2011, il forme un duo avec Nathalie Dessay et enregistre deux albums, Mélodies françaises chez Erato et Lieder de Schubert chez Sony. En 2020, il obtient avec David Grimal et Anne Gastinel un Diapason d’or pour l’enregistrement des trios de Beethoven. En 2021, il vient nous enchanter à l’Ile-aux-Moines.

Les choix du pianiste
Les trois compositeurs et les oeuvres retenus par Philippe Cassard pour ce concert sont en relation directe avec des événements fondateurs de son parcours musical.
C’est lors d’un concert à Besançon, alors qu’il a sept ans, qu’il fait entrer Chopin dans son univers musical grâce à l’écoute subjuguée d’un récital de Samson François.
Au même âge, son professeur lui donne à apprendre un extrait des Children’s Corner de Debussy. Dans son livre sur ce compositeur (Debussy, Actes Sud, 2018), Philippe Cassard écrit : « Debussy a fait dès lors partie de mon quotidien musical ».
Quant à Schubert, c’est en découvrant ses Lieder, que Philippe Cassard confirme son attachement à ce compositeur comme il le formule dans un texte (Schubert, Actes Sud, 2008) : « Voilà pourquoi l’univers de Schubert a pénétré en moi par d’autres voies, d’autres voix, devrais-je écrire… »
Et dans les œuvres choisies, on découvre des résonnances ou des correspondances, des sensations, des couleurs, des images, des écritures de plus en plus audacieuses et innovantes.
La sonate en ré majeurD.850 op.53 de Schubert
Portant le sous-titre Seconde Grande Sonate, elle est en réalité la dix-septième, proche par son style des Lieder écrits le même été 1825, restitution d’impressions perçues par le compositeur devant la contemplation d’une nature vivifiante, s’exprimant par une recherche rythmique continue qui s’apaise dans une fluidité finale troublée seulement par la résurgence d’un rythme à l’égal d’un souvenir se glissant dans un rêve, ainsi que le souligne Brigitte Massin (Franz Schubert, Fayard, 1977).
De Chopin à Debussy
Chaque œuvre retenue pour ce concert porte un titre explicite avec un glissement du romantisme vers un modernisme musical de Chopin à Debussy. Les trois compositions de Chopin trouvent un écho rythmique ou mélodique dans des pièces de Debussy. Les tierces qui se trouvent à la fin du Nocturne op.27 n°1 irriguent le début du Clair de lune de Debussy. Le motif d’accompagnement de la Berceuse op.57 hante Les sons et les parfums tournent dans l’air de Debussy.
Quant à la Barcarolle op.60, Philippe Cassard écrit dans son livre sur Debussy : « La Barcarolle de Chopin, c’est le « patron » sur lequel Debussy coud point par point son Isle joyeuse ». Pour Chopin, c’est la narration d’une déambulation sur les canaux à Venise, un éveil amoureux aveuglé à la fin par un soleil zénithal. Pour Debussy, qui s’est inspiré du tableau de Watteau, Le pèlerinage à l’Ile de Cythère, ce sont sensualité et amour exaltés, « se terminant dans la gloire du soleil couchant ». Pour Philippe Cassard : « L’Isle joyeuse est rapidement devenue un des morceaux fétiches de mon répertoire »
Debussy, poète des eaux
Les cinq morceaux qui concluent le concert correspondent au qualificatif attribué à Debussy par Francesco Spampinato (Debussy, poète des eaux, L’Harmatan, 2011). Debussy a en effet métamorphosé ces musiques en une substance matérielle, leur a donné la musicalité de l’eau dans ses effets sur la nature, de l’eau comme élément de légendes, de l’eau sur laquelle on s’embarque. La Cathédrale engloutie, en écho à la légende bretonne d’Ys, donne à entendre de manière saisissante l’émergence puis l’engloutissement d’une cathédrale avec ses cloches et ses orgues. Apothéose avec l’Isle Joyeuse, révélatrices des inventions d’un musicien qui a instauré une nouvelle esthétique musicale
Philippe Cassard, pianiste, récital : Schubert, sonate D850 en ré majeur ; Chopin, Nocturne op.27 n°1 / Berceuse op.57 / Barcarolle op.60 ; Debussy, Reflets dans l’eau /Ondine / Jardins sous la pluie / La cathédrale engloutie / L’isle joyeuse.

Paloma Negra

EM2018-5

Dimanche 24 Octobre 2021 à 17H00

Chapelle Notre Dame de Bonne Espérance

ONDA FLAMENCA LATINA
Groupe vannetais : Barbara Letoqueux, chant et guitare, Victor Rémy, guitare flamenca, Pascal Gaillard, contrebasse, Juien Legallet, percussions, Louis-Marie Seveno, violon à 5 cordes : musiques du monde, amérindiennes dont péruviennes.