17 août – 20h
pré-concert jeune public à 17h
Eglise de l’Ile-aux-Moines
Laurent Boukobza, piano
Récital
Laurent Boukobza
Bach-Busoni : Chaconne en Ré mineur
Beethoven : Sonate 17, la Tempête, op31 en ré mineur
Chopin : 3ème balade, avec brèves explications
Chopin : 3ème scherzo
Le choix de l’interprète
Bach (1685-1750)-Busoni (1866-1924)
La chaconne en ré mineur est à l’origine une danse populaire espagnole à 3 temps. Le principe de la variation était fréquent à l’époque baroque, mais à l’époque de Busoni, 2 éléments ont fait évoluer l’œuvre vers une forme plus démonstrative, moins intimiste : la facture du piano, l’influence romantique. Le thème de la chaconne repose sur un schéma irréductible en ré mineur se juxtaposant aux variations. Las apports se Busoni associent un enrichissement harmonique, une liberté d’octave, des fluctuations et des nuances avec des effets typiquement pianistiques.
Beethoven (1770-1827)
La sonate n°17 en ré mineur ou la Tempête, qui serait inspirée de la pièce de Shakespeare du même titre, correspond à une période où le compositeur ressent une surdité naissante et se décide à faire face à ce mal en transcendant sa musique par des innovations de grande force. Elle est sans doute la plus sombre.
L’œuvre comporte 3 mouvements, largo-Allegro, Adagio, Allgretto.
Le premier mouvement, après un arpège annonciateur, se déploie avec des changements de tempo, des modulations et un récitatif qui traduisent la lutte du compositeur contre sa maladie.
Le deuxième mouvement n’est pas encore celui de la paix retrouvée. Il juxtapose un motif grave à une mélodie légère après un début en arpège comme le mouvement précédent.
Le troisième mouvement, malgré des harmonies tourbillonnantes, des moments de fracas ou de mélodie heurtée, semble entraîner vers le passage à un chaos contrôlé sans que la tempête intérieure ait cessé.
Toute la sensibilité et les bouleversements psychologiques que la surdité entraîne expliquent en même temps que la virtuosité de la composition la force et le côté obscur et inquiétant mais parsemé de résolutions plus paisibles.
Chopin (1810-1849 )
La troisième ballade en la majeur opus 47 date 1841. Composée sans doute à Nohant chez George Sand et en rapport avec le poème Ondine d’Adam Mickiewick, cette œuvre contient une part de réminiscence d’un séjour désastreux à Majorque, qui s’est terminé deux ans avant. La vie du compositeur, comme beaucoup dans cette période romantique, est associée aux mouvements littéraires et à l’exaltation des sentiments. Laurent Boukobza se propose d’en donner une analyse plus approfondie et musicale.
Le scherzo n°3 en ut dièse mineur est lié au séjour que le compositeur fit à Majorque avec George Sand et son fils Maurice durant l’hiver 1838-1839. Le lieu est magnifique, mais l’hébergement médiocre, l’ambiance locale décevante. Chopin tombe malade, décrit la chambre où il doit se retirer « comme une cellule d’une chartreuse abandonnée en forme de grand cercueil ». Malgré cette déception et les conditions du séjour, avant de rentrer en France, Chopin compose ses préludes et ce scherzo. Cette œuvre alterne des passages furieux en octaves traversée de staccatos, de ruissellement de notes pour finir dans une exécution rapide et un sobre choral sans doute en rapport avec les tourments du compositeur mêlés aux impressions plus favorables du paysage.
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Laurent Boukobzka a commencé à apprendre le piano très tôt et a poursuivi ses études au Conservatoire National Supérieure de Musique de Paris avec obtention du premier prix de piano et de musique de chambre.
Il a été ensuite primé à l’International Academy Maurice Ravel. Pour la musique de chambre, il a bénéficié des conseils de Jean-Claude Pennetier, Christin Ivaldi et des membres de l’Amedeus Quartet. Il s’est perfectionné auprès de pianistes prestigieux : Yvonne Loriot, Germaine Mounier, Catherine Collard et Michel Beroff et été demi-finaliste du Concours international de la Reine Elisabeth de Belgique. Son premier enregistrement date de ses 21 ans.
Il y a 10 ans il a créé sa propre master-classe et une académie internationale pour des élèves des USA, d’Europe et d’Asie.
Intronisé Artist Steinway à Los Angeles en 2005, il a joué dans de nombreux festivals et partout dans le monde, avant de partir plusieurs années aux Etats-Unis en 1998, où il se rend encore pour donner des cours, comme il a organisé des classes en Europe chaque mois de juillet.
De retour en France, il a donné en concert l’intégrale des sonates de Beethoven en les répartissant sur plusieurs mois dans la dernière année.
17 juillet
Trio Serena
Christophe Giovaninetti, violon
Pierre-Henri Xuereb, alto
Raphaël Chrétien, violoncelle
7 août
Carnet de voyage
Amanda Favier, accordéon
Elodie Soulard, violon
Octobre
Programme bientôt annoncé
Cette année, la programmation explore de nouveaux chemins musicaux :
Par des oeuvres parcourant plusieurs siècles de créativité pour instruments à cordes ou récital avec piano,
Par des interprètes ayant une expérience des grands répertoires et de les jouer dans les salles les plus réputées,
Par la relation de ces musiciens à la musique et au public pour un partage pluriel des émotions.